Rhoooo, ça faisait un moment que je n'étais pas passée ... euh, il fait trop beau pour rester enfermé et ma tite LiFe est encore un peu plus CraZy que d'habitude en ce moment !!! Donc !!!
Mais bon, je vais quand même essayer de trouver un peu de TiemPo pour faire le tour des blogs que j'ai toujours trouvés passionnants, Don'T WoRry ! ;) ... Vous me manquééééééé quand mêmeUH !!!!!
Pour ce qui est des comm, j'ai énorrrrrrrrmément de retard à l'allumage ! Bin vouiiiiii, Jess m'a envoyé sa horde de fans, et il me faudra énorrrrrrrrmément de temps
et d'1) pour tout lire (même en zappant les Zéternels Trucs-Tout-Fait !! grrrr....)
et de 2) pour répondre à mes ptits Z'habitués
En tout cas, une nouvelle fois, ConGraTuLaTions Jess :-))
Allez, tant que je suis là, je vous invite à faire un ptit CliC (une fois n'est pas coûtume !!) pour atterrir chez Mérovingien 02.
Il / Elle (???) m'a épaté avec la longueur de ses comm ... ce sont des articles ... ce sont SES articles, et ça vaut vraiment la peine de s'y arrêter si ce n'est déjà fait !
(tu peux peut-être éclaircir le Il/Elle à la page 26 ?!... :-) )
Comm sur Sin City (page 30) pour vous mettre en apétit ...
==> Robert Rodriguez est... comment dire... un tocard ? Oui, c'est ça, un tocard. Si aux débuts de sa carrière, on plaçait de gros espoirs en lui, surtout après le road movie horrifique Une Nuit en Enfer, force est de constater que chemin faisant, il a tombé le masque de la supercherie. Ses méthodes de travail, à l'origine bricolées et débrouillardes ont été payante sur un Faculty mais à partir des 3 Spy Kid et de Desperado 2, plus d'erreurs possible Rodriguez est un gros fainéant qui tourne vite et mal, ne se souciant d'aucune cohérence de mise en scène (faux raccord, bidouillage en post prod pour combler l'absence de décors...). L'annonce d'une adaptation par le tâcheron du chef d'œuvre de Frank Miller pouvait donner des sueurs froides !
Pour les effrontés qui ignoreraient qui est Frank Miller, il s'agit ni plus ni moins qu'un des plus grand auteurs de comics de tous les temps. Créateur des séries Daredevil, Elektra ou encore Wolverine (rien que ça !), véritable sauveur de la saga Batman à travers Batman : The Dark Night Return, il est un artiste capable d'insuffler une dimension tragique à toutes les figures auxquelles il touche, à soulever les facettes noires de l'âme de ses personnages. Son bébé le plus personnel, c'est donc Sin City, une bande dessinée en noir et blanc, véritable hommage aux films noirs des 70's, sans aucune concession dans la violence avec des héros torturés mais héroïque et de belles femmes fatales aux formes généreuses. Sin City, la ville du pêché, une œuvre choc, sans grande morale, véritable défouloir des bas instincts. Dégoûté par le sort réservé aux précédentes adaptations de ses œuvres (il y a de quoi), Miller refusait catégoriquement de voir porter sa ville du crépuscule à l'écran. Sauf qu'il existe 2 façons d'adapter une œuvre. La première consiste à opérer des modifications et à traduire le langage du modèle, quitte à tailler dans la masse (dans le meilleur des cas, ça donne Spider-man qui respecte le modèle, dans le pire des cas, on se retrouve avec des trahisons à la Elektra). La seconde, plus tentante, consiste à retranscrire à la virgule près le livre d'origine. Une solution au premier abord plus fidèle au modèle mais qui n'a généralement aucun intérêt car le média littéraire/comics n'a rien à voir avec le cinéma et demande un minimum de traduction (Harry Potter : brrrrr !!!).
La première méthode n'ayant jamais porté ses fruits dans le cas de Miller, la faute principalement à des incapables aux commandes des projets exigeants, il semble parfaitement logique que l'auteur se soit laissé tenté par la méthode Rodriguez, consistant à reprendre les vignettes dessinées pour les mettre tel quel à l'écran, comme si le comics servait de story-board.
Finalement, cette méthode, inédite dans le cas d'une adaptation de bande dessinée, joue plutôt en faveur du film. En effet, critiquer l'intrigue et le visuel du film reviendrait directement à critiquer le comic book de Miller. Impensable ! D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si le film à été co-réalisé par Miller lui-même (Rodriguez, en fan boy extrême démissionna carrément de la Director's Guild afin que Miller puisse se joindre à la mise en scène). Sur le générique du film, y compris sur l'affiche, on voit d'ailleurs clairement le nom de Frank Miller au dessus du titre, le nom de Rodriguez n'apparaissant pas. Sin City, le film, est donc avant tout une bande dessinée en mouvement devant tout à Miller. Sur ce point, impossible d'être dessus : les plans décalquent les cases dessinées avec un soin maniaque, recréant les jeux d'ombres et de lumière. Il suffit de voir le baiser sous la pluie du pré générique qui est rigoureusement identique à la bd, avec les ombres blanche se détachant sur fond noir, ou encore les plans d'Hartigan dans sa cellule, de même que les jeux d'effets d'ombres des pansements de Marv. La disposition des corps (Goldie étendue sur le lit en forme de cœur), le remplissage du cadre (le nombre de figurant lorsqu' Hartigan entre dans le bar), rien n'est laissé au hasard. L'ambiance poisseuse est parfaitement retranscrite, avec ses ruelles infestées de détraqués cannibales, de pédophiles mutants et de prostitués adeptes du gunfight. La violence est parfaitement restituée, aussi brève que bien gore (Kevin amputé et dévoré par un chien, les coups de poings violents, la barbarie élégante et japonaise de Miho). La musique du film est parfaitement dans le ton... Le casting, en plus d'être l'un des plus prodigieux qu'on est vu depuis -oulaaaaaaa !- longtemps, cadre à la perfectionné avec les modèles de papiers. Mickey Rourke semble être né pour être la gueule cassée de Marv, Clive Owen possède la virilité fragile pour camper un Dwight attirant les emmerdes, Elijah Wood excelle en psychopathe muet et vide d'émotion, Bruce Willis trouve un parfait aboutissement à sa carrière dans son rôle de héros fatigué, Josh Hartnett joue habilement de son statut de minette séducteur pour le renverser... Tous les acteurs s'amusent, incarnent comme rarement des figures emblématiques. Les hommes apporte l'énergie masculine et la violence, les femmes transcendent leur statut misogyne en étant aussi sexy que vénale.
Le scénario est, pour sa part, un bout à bout d'intrigues issues de l'œuvre de Miller. Il en reste encore un bon paquet pour une voir plusieurs suites. Dans l'immédiat, Rodriguez a sélectionné un extrait du tome 6 et de l'histoire « Le client a toujours raison » pour sa scène d'introduction. Après quoi, le film s'intéresse à « Sin City » (l'intrigue de Marv), puis à « Cet Enfant de Salaud » (le retour de Dwight après sa chirurgie faciale) et enfin au « Grand Carnage » (avec l'ultime combat d'Hartigan). Un joyeux panorama sous forme de Pulp de Sin City et de son ambiance, entre ultra violence, tourment de l'âme et dimension romantique. On retrouve même, lors de la seule séquence réalisée par Quentin Tarantino, une référence à l'Enfer en Retour, où Wallas, pris d'hallucinations discute avec des icônes de la pop culture. Dans ce passage, Miller utilisait la couleur pour rompre avec le noir et blanc habituel et renforcer le psychédélisme de la scène. Ce procédé est réutilisé mais chez le personnage de Dwight qui converse dans sa voiture avec le cadavre de Jackie. La couleur est, par ailleurs, bien plus présente chez Rodriguez que chez Miller. Dans les pages dessinées, à l'exception de la scène évoquée plus haut, seul le Yellow Bastard était jaune, pour renforcer sa dimension mutante. Le jaune est conservé dans le film mais on relève en plus beaucoup de rouge. Ce rouge, Rodriguez l'assimile à celui du titre, renvoyant aussi bien à la violence des personnages (les tâches de sang) qu'à leur amour (le lit de Goldie, la robe rouge du début). Amour et mort sont en fait étroitement liés dans le film par cette couleur. Ainsi, les feux de la voiture de Marv disparaissant au fond de l'eau nous renverra à la mort de sa bien aimée. Le ciel rouge lors du massacre des flics à la fin du deuxième segment annonce le triomphe du sexe et de l'argent gagné au prix de morts multiples... Enfin, on relèvera quelques touches de bleu très rares et discrètes (l'iris de Becky, la voiture de Jacky) qui ont pour leur part, plus de mal à trouver une justification (peut être la couleur symbolise-t-elle chez eux une ambiguïté, les deux personnages n'étant pas celui qu'on croit ?).
Mais cette profusion de réjouissance ne permettent hélas pas de faire de Sin City le comic book ultime. Au mieux, c'est un idéal de fan boy movie mais il ne s'agit en aucun cas de LA référence que chacun attendait. Car recopier le modèle a beau être tenant, c'est finalement assez stérile. A quoi bon revoir ce qui a déjà été fait si c'est pour simplement y inclure du mouvement et un peu de couleur ? A cette question, on répondra tout simplement que c'est avant tout un gros désir de geek et aussi une bonne idée pour faire connaître la bd au grand public (surtout quand la version ciné n'est jamais édulcorée). Plus gênant, on pourra quand même remettre sérieusement en cause les méthodes de travail de monsieur Rodriguez qui demeure tout de même une grosse feignasse. Car il ne suffit pas de décalquer le modèle pour parvenir à toucher le public, quand bien même ce modèle possède une écriture et un trait cinématographique. Ainsi, le tournage exclusivement sur fond vert, s'il renvoie à une métaphore du travail de dessinateur de Miller (remplir un espace vide) et devient de ce fait un procédé plus ou moins révolutionnaire, n'en demeure pas moins une méthode de facilités qui n'aurait pas empêché la création de vrais éléments de décors comme les barreaux d'une prison. Il faut ainsi savoir que les responsables des effets spéciaux n'ont reçu aucun conseil de la part du metteur en scène, partis tourner un autre film pendant ce temps là, sur le design du film, devant ainsi se débrouiller eux même avec l'œuvre de Miller comme seul référent. De même, le film ne manque pas non plus de trous dans son récit, certains personnages passant d'un bout de décor à un autre sans explications (le pédophile et la fillette sur le port au début, Marv caché dans la forêt). Si cela fonctionne dans un comic, l'auteur ne pouvant dessiner chaque action et pouvant résoudre les enjeux en une seule case, cela ne fonctionne pas du tout à l'écran. De la même manière, signe que le film fut rafistolé en post production, il y a un abus de voix-off qui, bien qu'entrant dans le cadre de l'hommage au film noir, devient quelques peu redondant surtout quand un plan aurait suffit à retranscrire ce que plusieurs lignes de monologue font sur un temps plus long. On évoquera enfin le cas des scènes d'action qui se contente là encore de suivre les cases de Miller sans chercher à intensifier leur impact là où un meilleur découpages les aurait rendu plus fortes (le visage qui est explosé sur le bitume par Marv, la mort du prêtre...).
Autant de petits scories qui, bien qu'assez peu handicapant, remettent les choses à leur places. Sin City demeure un film de Frank Miller et non de Robert Rodriguez. Ce qui, finalement, nous y fait gagner énormément change. Pour voir un comic book violent et jouissif au design bande dessiné élégant, ne manquez pas ce cas inédit d'adaptation fonctionnant sur une formule aussi foireuse que captivante !
NOTE : 5/6
-pour le comm sur Star Wars, RDV page 28 ;)-
Voilà voilou ...
... je souhaite de BoNneS VaCanCes à tous les petits veinards qui y sont !
Non non, ce n'est pas la fin de ce blog (désolée si j'en ai donné l'impression !!:D). La SourCe D'inSpiRaTion que procure le cinéma est InTaRissaBle .....
A Suivre ! :-))))
Mais bon, je vais quand même essayer de trouver un peu de TiemPo pour faire le tour des blogs que j'ai toujours trouvés passionnants, Don'T WoRry ! ;) ... Vous me manquééééééé quand mêmeUH !!!!!
Pour ce qui est des comm, j'ai énorrrrrrrrmément de retard à l'allumage ! Bin vouiiiiii, Jess m'a envoyé sa horde de fans, et il me faudra énorrrrrrrrmément de temps
et d'1) pour tout lire (même en zappant les Zéternels Trucs-Tout-Fait !! grrrr....)
et de 2) pour répondre à mes ptits Z'habitués
En tout cas, une nouvelle fois, ConGraTuLaTions Jess :-))
Allez, tant que je suis là, je vous invite à faire un ptit CliC (une fois n'est pas coûtume !!) pour atterrir chez Mérovingien 02.
Il / Elle (???) m'a épaté avec la longueur de ses comm ... ce sont des articles ... ce sont SES articles, et ça vaut vraiment la peine de s'y arrêter si ce n'est déjà fait !
(tu peux peut-être éclaircir le Il/Elle à la page 26 ?!... :-) )
Comm sur Sin City (page 30) pour vous mettre en apétit ...
==> Robert Rodriguez est... comment dire... un tocard ? Oui, c'est ça, un tocard. Si aux débuts de sa carrière, on plaçait de gros espoirs en lui, surtout après le road movie horrifique Une Nuit en Enfer, force est de constater que chemin faisant, il a tombé le masque de la supercherie. Ses méthodes de travail, à l'origine bricolées et débrouillardes ont été payante sur un Faculty mais à partir des 3 Spy Kid et de Desperado 2, plus d'erreurs possible Rodriguez est un gros fainéant qui tourne vite et mal, ne se souciant d'aucune cohérence de mise en scène (faux raccord, bidouillage en post prod pour combler l'absence de décors...). L'annonce d'une adaptation par le tâcheron du chef d'œuvre de Frank Miller pouvait donner des sueurs froides !
Pour les effrontés qui ignoreraient qui est Frank Miller, il s'agit ni plus ni moins qu'un des plus grand auteurs de comics de tous les temps. Créateur des séries Daredevil, Elektra ou encore Wolverine (rien que ça !), véritable sauveur de la saga Batman à travers Batman : The Dark Night Return, il est un artiste capable d'insuffler une dimension tragique à toutes les figures auxquelles il touche, à soulever les facettes noires de l'âme de ses personnages. Son bébé le plus personnel, c'est donc Sin City, une bande dessinée en noir et blanc, véritable hommage aux films noirs des 70's, sans aucune concession dans la violence avec des héros torturés mais héroïque et de belles femmes fatales aux formes généreuses. Sin City, la ville du pêché, une œuvre choc, sans grande morale, véritable défouloir des bas instincts. Dégoûté par le sort réservé aux précédentes adaptations de ses œuvres (il y a de quoi), Miller refusait catégoriquement de voir porter sa ville du crépuscule à l'écran. Sauf qu'il existe 2 façons d'adapter une œuvre. La première consiste à opérer des modifications et à traduire le langage du modèle, quitte à tailler dans la masse (dans le meilleur des cas, ça donne Spider-man qui respecte le modèle, dans le pire des cas, on se retrouve avec des trahisons à la Elektra). La seconde, plus tentante, consiste à retranscrire à la virgule près le livre d'origine. Une solution au premier abord plus fidèle au modèle mais qui n'a généralement aucun intérêt car le média littéraire/comics n'a rien à voir avec le cinéma et demande un minimum de traduction (Harry Potter : brrrrr !!!).
La première méthode n'ayant jamais porté ses fruits dans le cas de Miller, la faute principalement à des incapables aux commandes des projets exigeants, il semble parfaitement logique que l'auteur se soit laissé tenté par la méthode Rodriguez, consistant à reprendre les vignettes dessinées pour les mettre tel quel à l'écran, comme si le comics servait de story-board.
Finalement, cette méthode, inédite dans le cas d'une adaptation de bande dessinée, joue plutôt en faveur du film. En effet, critiquer l'intrigue et le visuel du film reviendrait directement à critiquer le comic book de Miller. Impensable ! D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si le film à été co-réalisé par Miller lui-même (Rodriguez, en fan boy extrême démissionna carrément de la Director's Guild afin que Miller puisse se joindre à la mise en scène). Sur le générique du film, y compris sur l'affiche, on voit d'ailleurs clairement le nom de Frank Miller au dessus du titre, le nom de Rodriguez n'apparaissant pas. Sin City, le film, est donc avant tout une bande dessinée en mouvement devant tout à Miller. Sur ce point, impossible d'être dessus : les plans décalquent les cases dessinées avec un soin maniaque, recréant les jeux d'ombres et de lumière. Il suffit de voir le baiser sous la pluie du pré générique qui est rigoureusement identique à la bd, avec les ombres blanche se détachant sur fond noir, ou encore les plans d'Hartigan dans sa cellule, de même que les jeux d'effets d'ombres des pansements de Marv. La disposition des corps (Goldie étendue sur le lit en forme de cœur), le remplissage du cadre (le nombre de figurant lorsqu' Hartigan entre dans le bar), rien n'est laissé au hasard. L'ambiance poisseuse est parfaitement retranscrite, avec ses ruelles infestées de détraqués cannibales, de pédophiles mutants et de prostitués adeptes du gunfight. La violence est parfaitement restituée, aussi brève que bien gore (Kevin amputé et dévoré par un chien, les coups de poings violents, la barbarie élégante et japonaise de Miho). La musique du film est parfaitement dans le ton... Le casting, en plus d'être l'un des plus prodigieux qu'on est vu depuis -oulaaaaaaa !- longtemps, cadre à la perfectionné avec les modèles de papiers. Mickey Rourke semble être né pour être la gueule cassée de Marv, Clive Owen possède la virilité fragile pour camper un Dwight attirant les emmerdes, Elijah Wood excelle en psychopathe muet et vide d'émotion, Bruce Willis trouve un parfait aboutissement à sa carrière dans son rôle de héros fatigué, Josh Hartnett joue habilement de son statut de minette séducteur pour le renverser... Tous les acteurs s'amusent, incarnent comme rarement des figures emblématiques. Les hommes apporte l'énergie masculine et la violence, les femmes transcendent leur statut misogyne en étant aussi sexy que vénale.
Le scénario est, pour sa part, un bout à bout d'intrigues issues de l'œuvre de Miller. Il en reste encore un bon paquet pour une voir plusieurs suites. Dans l'immédiat, Rodriguez a sélectionné un extrait du tome 6 et de l'histoire « Le client a toujours raison » pour sa scène d'introduction. Après quoi, le film s'intéresse à « Sin City » (l'intrigue de Marv), puis à « Cet Enfant de Salaud » (le retour de Dwight après sa chirurgie faciale) et enfin au « Grand Carnage » (avec l'ultime combat d'Hartigan). Un joyeux panorama sous forme de Pulp de Sin City et de son ambiance, entre ultra violence, tourment de l'âme et dimension romantique. On retrouve même, lors de la seule séquence réalisée par Quentin Tarantino, une référence à l'Enfer en Retour, où Wallas, pris d'hallucinations discute avec des icônes de la pop culture. Dans ce passage, Miller utilisait la couleur pour rompre avec le noir et blanc habituel et renforcer le psychédélisme de la scène. Ce procédé est réutilisé mais chez le personnage de Dwight qui converse dans sa voiture avec le cadavre de Jackie. La couleur est, par ailleurs, bien plus présente chez Rodriguez que chez Miller. Dans les pages dessinées, à l'exception de la scène évoquée plus haut, seul le Yellow Bastard était jaune, pour renforcer sa dimension mutante. Le jaune est conservé dans le film mais on relève en plus beaucoup de rouge. Ce rouge, Rodriguez l'assimile à celui du titre, renvoyant aussi bien à la violence des personnages (les tâches de sang) qu'à leur amour (le lit de Goldie, la robe rouge du début). Amour et mort sont en fait étroitement liés dans le film par cette couleur. Ainsi, les feux de la voiture de Marv disparaissant au fond de l'eau nous renverra à la mort de sa bien aimée. Le ciel rouge lors du massacre des flics à la fin du deuxième segment annonce le triomphe du sexe et de l'argent gagné au prix de morts multiples... Enfin, on relèvera quelques touches de bleu très rares et discrètes (l'iris de Becky, la voiture de Jacky) qui ont pour leur part, plus de mal à trouver une justification (peut être la couleur symbolise-t-elle chez eux une ambiguïté, les deux personnages n'étant pas celui qu'on croit ?).
Mais cette profusion de réjouissance ne permettent hélas pas de faire de Sin City le comic book ultime. Au mieux, c'est un idéal de fan boy movie mais il ne s'agit en aucun cas de LA référence que chacun attendait. Car recopier le modèle a beau être tenant, c'est finalement assez stérile. A quoi bon revoir ce qui a déjà été fait si c'est pour simplement y inclure du mouvement et un peu de couleur ? A cette question, on répondra tout simplement que c'est avant tout un gros désir de geek et aussi une bonne idée pour faire connaître la bd au grand public (surtout quand la version ciné n'est jamais édulcorée). Plus gênant, on pourra quand même remettre sérieusement en cause les méthodes de travail de monsieur Rodriguez qui demeure tout de même une grosse feignasse. Car il ne suffit pas de décalquer le modèle pour parvenir à toucher le public, quand bien même ce modèle possède une écriture et un trait cinématographique. Ainsi, le tournage exclusivement sur fond vert, s'il renvoie à une métaphore du travail de dessinateur de Miller (remplir un espace vide) et devient de ce fait un procédé plus ou moins révolutionnaire, n'en demeure pas moins une méthode de facilités qui n'aurait pas empêché la création de vrais éléments de décors comme les barreaux d'une prison. Il faut ainsi savoir que les responsables des effets spéciaux n'ont reçu aucun conseil de la part du metteur en scène, partis tourner un autre film pendant ce temps là, sur le design du film, devant ainsi se débrouiller eux même avec l'œuvre de Miller comme seul référent. De même, le film ne manque pas non plus de trous dans son récit, certains personnages passant d'un bout de décor à un autre sans explications (le pédophile et la fillette sur le port au début, Marv caché dans la forêt). Si cela fonctionne dans un comic, l'auteur ne pouvant dessiner chaque action et pouvant résoudre les enjeux en une seule case, cela ne fonctionne pas du tout à l'écran. De la même manière, signe que le film fut rafistolé en post production, il y a un abus de voix-off qui, bien qu'entrant dans le cadre de l'hommage au film noir, devient quelques peu redondant surtout quand un plan aurait suffit à retranscrire ce que plusieurs lignes de monologue font sur un temps plus long. On évoquera enfin le cas des scènes d'action qui se contente là encore de suivre les cases de Miller sans chercher à intensifier leur impact là où un meilleur découpages les aurait rendu plus fortes (le visage qui est explosé sur le bitume par Marv, la mort du prêtre...).
Autant de petits scories qui, bien qu'assez peu handicapant, remettent les choses à leur places. Sin City demeure un film de Frank Miller et non de Robert Rodriguez. Ce qui, finalement, nous y fait gagner énormément change. Pour voir un comic book violent et jouissif au design bande dessiné élégant, ne manquez pas ce cas inédit d'adaptation fonctionnant sur une formule aussi foireuse que captivante !
NOTE : 5/6
-pour le comm sur Star Wars, RDV page 28 ;)-
Voilà voilou ...
... je souhaite de BoNneS VaCanCes à tous les petits veinards qui y sont !
Non non, ce n'est pas la fin de ce blog (désolée si j'en ai donné l'impression !!:D). La SourCe D'inSpiRaTion que procure le cinéma est InTaRissaBle .....
A Suivre ! :-))))
