ConGraTuLaTionS

ConGraTuLaTionS
Rhoooo, ça faisait un moment que je n'étais pas passée ... euh, il fait trop beau pour rester enfermé et ma tite LiFe est encore un peu plus CraZy que d'habitude en ce moment !!! Donc !!!

Mais bon, je vais quand même essayer de trouver un peu de TiemPo pour faire le tour des blogs que j'ai toujours trouvés passionnants, Don'T WoRry ! ;) ... Vous me manquééééééé quand mêmeUH !!!!!



Pour ce qui est des comm, j'ai énorrrrrrrrmément de retard à l'allumage ! Bin vouiiiiii, Jess m'a envoyé sa horde de fans, et il me faudra énorrrrrrrrmément de temps
et d'1) pour tout lire (même en zappant les Zéternels Trucs-Tout-Fait !! grrrr....)
et de 2) pour répondre à mes ptits Z'habitués

En tout cas, une nouvelle fois, ConGraTuLaTions Jess :-))



Allez, tant que je suis là, je vous invite à faire un ptit CliC (une fois n'est pas coûtume !!) pour atterrir chez Mérovingien 02.
Il / Elle (???) m'a épaté avec la longueur de ses comm ... ce sont des articles ... ce sont SES articles, et ça vaut vraiment la peine de s'y arrêter si ce n'est déjà fait !
(tu peux peut-être éclaircir le Il/Elle à la page 26 ?!... :-) )


Comm sur Sin City (page 30) pour vous mettre en apétit ...
==> Robert Rodriguez est... comment dire... un tocard ? Oui, c'est ça, un tocard. Si aux débuts de sa carrière, on plaçait de gros espoirs en lui, surtout après le road movie horrifique Une Nuit en Enfer, force est de constater que chemin faisant, il a tombé le masque de la supercherie. Ses méthodes de travail, à l'origine bricolées et débrouillardes ont été payante sur un Faculty mais à partir des 3 Spy Kid et de Desperado 2, plus d'erreurs possible Rodriguez est un gros fainéant qui tourne vite et mal, ne se souciant d'aucune cohérence de mise en scène (faux raccord, bidouillage en post prod pour combler l'absence de décors...). L'annonce d'une adaptation par le tâcheron du chef d'œuvre de Frank Miller pouvait donner des sueurs froides !

Pour les effrontés qui ignoreraient qui est Frank Miller, il s'agit ni plus ni moins qu'un des plus grand auteurs de comics de tous les temps. Créateur des séries Daredevil, Elektra ou encore Wolverine (rien que ça !), véritable sauveur de la saga Batman à travers Batman : The Dark Night Return, il est un artiste capable d'insuffler une dimension tragique à toutes les figures auxquelles il touche, à soulever les facettes noires de l'âme de ses personnages. Son bébé le plus personnel, c'est donc Sin City, une bande dessinée en noir et blanc, véritable hommage aux films noirs des 70's, sans aucune concession dans la violence avec des héros torturés mais héroïque et de belles femmes fatales aux formes généreuses. Sin City, la ville du pêché, une œuvre choc, sans grande morale, véritable défouloir des bas instincts. Dégoûté par le sort réservé aux précédentes adaptations de ses œuvres (il y a de quoi), Miller refusait catégoriquement de voir porter sa ville du crépuscule à l'écran. Sauf qu'il existe 2 façons d'adapter une œuvre. La première consiste à opérer des modifications et à traduire le langage du modèle, quitte à tailler dans la masse (dans le meilleur des cas, ça donne Spider-man qui respecte le modèle, dans le pire des cas, on se retrouve avec des trahisons à la Elektra). La seconde, plus tentante, consiste à retranscrire à la virgule près le livre d'origine. Une solution au premier abord plus fidèle au modèle mais qui n'a généralement aucun intérêt car le média littéraire/comics n'a rien à voir avec le cinéma et demande un minimum de traduction (Harry Potter : brrrrr !!!).
La première méthode n'ayant jamais porté ses fruits dans le cas de Miller, la faute principalement à des incapables aux commandes des projets exigeants, il semble parfaitement logique que l'auteur se soit laissé tenté par la méthode Rodriguez, consistant à reprendre les vignettes dessinées pour les mettre tel quel à l'écran, comme si le comics servait de story-board.

Finalement, cette méthode, inédite dans le cas d'une adaptation de bande dessinée, joue plutôt en faveur du film. En effet, critiquer l'intrigue et le visuel du film reviendrait directement à critiquer le comic book de Miller. Impensable ! D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si le film à été co-réalisé par Miller lui-même (Rodriguez, en fan boy extrême démissionna carrément de la Director's Guild afin que Miller puisse se joindre à la mise en scène). Sur le générique du film, y compris sur l'affiche, on voit d'ailleurs clairement le nom de Frank Miller au dessus du titre, le nom de Rodriguez n'apparaissant pas. Sin City, le film, est donc avant tout une bande dessinée en mouvement devant tout à Miller. Sur ce point, impossible d'être dessus : les plans décalquent les cases dessinées avec un soin maniaque, recréant les jeux d'ombres et de lumière. Il suffit de voir le baiser sous la pluie du pré générique qui est rigoureusement identique à la bd, avec les ombres blanche se détachant sur fond noir, ou encore les plans d'Hartigan dans sa cellule, de même que les jeux d'effets d'ombres des pansements de Marv. La disposition des corps (Goldie étendue sur le lit en forme de cœur), le remplissage du cadre (le nombre de figurant lorsqu' Hartigan entre dans le bar), rien n'est laissé au hasard. L'ambiance poisseuse est parfaitement retranscrite, avec ses ruelles infestées de détraqués cannibales, de pédophiles mutants et de prostitués adeptes du gunfight. La violence est parfaitement restituée, aussi brève que bien gore (Kevin amputé et dévoré par un chien, les coups de poings violents, la barbarie élégante et japonaise de Miho). La musique du film est parfaitement dans le ton... Le casting, en plus d'être l'un des plus prodigieux qu'on est vu depuis -oulaaaaaaa !- longtemps, cadre à la perfectionné avec les modèles de papiers. Mickey Rourke semble être né pour être la gueule cassée de Marv, Clive Owen possède la virilité fragile pour camper un Dwight attirant les emmerdes, Elijah Wood excelle en psychopathe muet et vide d'émotion, Bruce Willis trouve un parfait aboutissement à sa carrière dans son rôle de héros fatigué, Josh Hartnett joue habilement de son statut de minette séducteur pour le renverser... Tous les acteurs s'amusent, incarnent comme rarement des figures emblématiques. Les hommes apporte l'énergie masculine et la violence, les femmes transcendent leur statut misogyne en étant aussi sexy que vénale.

Le scénario est, pour sa part, un bout à bout d'intrigues issues de l'œuvre de Miller. Il en reste encore un bon paquet pour une voir plusieurs suites. Dans l'immédiat, Rodriguez a sélectionné un extrait du tome 6 et de l'histoire « Le client a toujours raison » pour sa scène d'introduction. Après quoi, le film s'intéresse à « Sin City » (l'intrigue de Marv), puis à « Cet Enfant de Salaud » (le retour de Dwight après sa chirurgie faciale) et enfin au « Grand Carnage » (avec l'ultime combat d'Hartigan). Un joyeux panorama sous forme de Pulp de Sin City et de son ambiance, entre ultra violence, tourment de l'âme et dimension romantique. On retrouve même, lors de la seule séquence réalisée par Quentin Tarantino, une référence à l'Enfer en Retour, où Wallas, pris d'hallucinations discute avec des icônes de la pop culture. Dans ce passage, Miller utilisait la couleur pour rompre avec le noir et blanc habituel et renforcer le psychédélisme de la scène. Ce procédé est réutilisé mais chez le personnage de Dwight qui converse dans sa voiture avec le cadavre de Jackie. La couleur est, par ailleurs, bien plus présente chez Rodriguez que chez Miller. Dans les pages dessinées, à l'exception de la scène évoquée plus haut, seul le Yellow Bastard était jaune, pour renforcer sa dimension mutante. Le jaune est conservé dans le film mais on relève en plus beaucoup de rouge. Ce rouge, Rodriguez l'assimile à celui du titre, renvoyant aussi bien à la violence des personnages (les tâches de sang) qu'à leur amour (le lit de Goldie, la robe rouge du début). Amour et mort sont en fait étroitement liés dans le film par cette couleur. Ainsi, les feux de la voiture de Marv disparaissant au fond de l'eau nous renverra à la mort de sa bien aimée. Le ciel rouge lors du massacre des flics à la fin du deuxième segment annonce le triomphe du sexe et de l'argent gagné au prix de morts multiples... Enfin, on relèvera quelques touches de bleu très rares et discrètes (l'iris de Becky, la voiture de Jacky) qui ont pour leur part, plus de mal à trouver une justification (peut être la couleur symbolise-t-elle chez eux une ambiguïté, les deux personnages n'étant pas celui qu'on croit ?).

Mais cette profusion de réjouissance ne permettent hélas pas de faire de Sin City le comic book ultime. Au mieux, c'est un idéal de fan boy movie mais il ne s'agit en aucun cas de LA référence que chacun attendait. Car recopier le modèle a beau être tenant, c'est finalement assez stérile. A quoi bon revoir ce qui a déjà été fait si c'est pour simplement y inclure du mouvement et un peu de couleur ? A cette question, on répondra tout simplement que c'est avant tout un gros désir de geek et aussi une bonne idée pour faire connaître la bd au grand public (surtout quand la version ciné n'est jamais édulcorée). Plus gênant, on pourra quand même remettre sérieusement en cause les méthodes de travail de monsieur Rodriguez qui demeure tout de même une grosse feignasse. Car il ne suffit pas de décalquer le modèle pour parvenir à toucher le public, quand bien même ce modèle possède une écriture et un trait cinématographique. Ainsi, le tournage exclusivement sur fond vert, s'il renvoie à une métaphore du travail de dessinateur de Miller (remplir un espace vide) et devient de ce fait un procédé plus ou moins révolutionnaire, n'en demeure pas moins une méthode de facilités qui n'aurait pas empêché la création de vrais éléments de décors comme les barreaux d'une prison. Il faut ainsi savoir que les responsables des effets spéciaux n'ont reçu aucun conseil de la part du metteur en scène, partis tourner un autre film pendant ce temps là, sur le design du film, devant ainsi se débrouiller eux même avec l'œuvre de Miller comme seul référent. De même, le film ne manque pas non plus de trous dans son récit, certains personnages passant d'un bout de décor à un autre sans explications (le pédophile et la fillette sur le port au début, Marv caché dans la forêt). Si cela fonctionne dans un comic, l'auteur ne pouvant dessiner chaque action et pouvant résoudre les enjeux en une seule case, cela ne fonctionne pas du tout à l'écran. De la même manière, signe que le film fut rafistolé en post production, il y a un abus de voix-off qui, bien qu'entrant dans le cadre de l'hommage au film noir, devient quelques peu redondant surtout quand un plan aurait suffit à retranscrire ce que plusieurs lignes de monologue font sur un temps plus long. On évoquera enfin le cas des scènes d'action qui se contente là encore de suivre les cases de Miller sans chercher à intensifier leur impact là où un meilleur découpages les aurait rendu plus fortes (le visage qui est explosé sur le bitume par Marv, la mort du prêtre...).

Autant de petits scories qui, bien qu'assez peu handicapant, remettent les choses à leur places. Sin City demeure un film de Frank Miller et non de Robert Rodriguez. Ce qui, finalement, nous y fait gagner énormément change. Pour voir un comic book violent et jouissif au design bande dessiné élégant, ne manquez pas ce cas inédit d'adaptation fonctionnant sur une formule aussi foireuse que captivante !

NOTE : 5/6


-pour le comm sur Star Wars, RDV page 28 ;)-


Voilà voilou ...
... je souhaite de BoNneS VaCanCes à tous les petits veinards qui y sont !
Non non, ce n'est pas la fin de ce blog (désolée si j'en ai donné l'impression !!:D). La SourCe D'inSpiRaTion que procure le cinéma est InTaRissaBle .....

A Suivre ! :-))))
# Posté le lundi 27 juin 2005 18:39
Modifié le mercredi 29 juin 2005 15:47

La Guerre Des Mondes ==>SuiTe<==

La Guerre Des Mondes ==>SuiTe<==
... suite de l'article page 29 parce que, ça y ééééééé, je suis allée le voir.


1ères impressions:

Ah, je dois d'abord dire que ma 1ère pensée en sortant du ciné a été pour Stef ... pour les sursauts et les ptites angoisses ! ;)


Plus "sérieusement", Steven Spielberg étant l'un des réalisateurs dont on attend toujours le Meilleur, je pense qu'on est beaucoup plus critique devant le Pire !!!

Perso, bien que ce soit une très bonne idée de la part de Spielberg de ne pas faire de Tom Cruise un sauveur du monde mais un père plutôt râté et aussi effrayé que ses enfants, le pire pour moi dans cette Guerre des Mondes se trouve dans l'image de cet homme divorcé -Tom Cruise, justement- qui essaie de protéger maladroitement ses deux enfants contre une invasion extraterrestre !!
Plus d'une fois, je ne l'ai pas trouvé crédible dans ce rôle et je ne suis pas certaine que H.G. Wells, s'il vivait aujourd'hui, aurait fait de son personnage un Américain-type comme on en voit un là, mais bon ....
(et la version française ne valorise pas le bonhomme, croyez-moi !!!)


Le 2ème pire se trouve dans la vague pensée écologique un peu gnangnan qu'on peut deviner tout le long du film, et surtout dans le happy end familial tout-à-fait hollywoodien dont je ne trouve pas Spielberg digne !

Il reste bien sûr beaucoup de "Meilleur" (les "meilleurs" étant tout de même plus nombreux que les "pires"), le plus évident étant les incroyables moments de force visuelle exceptionnelle et les plans inoubliables comme celui du train en feu fonçant à toute allure, ou la rivière charriant des centaines de cadavres, ou bien encore le paysage que nous découvrons brutalement littéralement sanglant.

Tout ce que nous prenons plein les yeux et les oreilles pendant 2 heures, seul un grand comme Steven Spielberg pouvait nous le faire digérer ! Les effets spéciaux et les décors sont tout-à-fait sublimes ... et crédibles !

Finalement, s'il devait y avoir une Palme d'Interprétation, elle reviendrait, à mon avis, à Dakota Fanning, la petite Rachel qui parvient si justement à nous faire voir toute l'horreur des scènes à travers ses yeux et ses réactions d'enfants.


Pour conclure, je dirais que bien que GranDioSe (au sens littéral) sous beaucoup d'angles, La Guerre des Mondes n'est peut-être PaS le film eXcepTioNneL tant attendu, mais qu'il est tout de même l'un des deux ou trois films de cet été ... et que je l'ai tout de même bien aimé !
Mais bon, ceci ne reste vraiment qu'une 1ère impression de 1er visionnage .... à Re-Voir, et en VO !!
# Posté le dimanche 10 juillet 2005 17:54
Modifié le lundi 11 juillet 2005 17:39

oo TanDeM oo

oo TanDeM oo
o MaGniFiQue Comédie Intimiste de Patrice Leconte (1987) o


Mortez -un Jean Rochefort dont on pourrait croire que le rôle a été écrit spécialement pour lui et sur mesure (je doute qu'il ait été aussi bon jusqu'à ce film !) tant il est CréDiBle, InFaMe, HaïSsabLe mais aussi aTTenDriSsanT, PoiGnanT et PaThéTiquE- anime depuis 25 ans un jeu radiophonique, " La langue au chat" ...

Cabotin, saltimbanque et baignant dans l'excès d'orgueil (et de boisson !!), seuls son émission et le public sont ses raisons de vivre.


Revers de la médaille: sa vie est en fait vide et solitaire ...
... enfin, pas tout-à-fait ! L'homme à tout-faire qui l'accompagne, Bernard Rivetot -un Gérard Jugnot qui, entre 2 Bronzés nous prouve là, grâce à un rôle à contre-emploi, qu'il est capable d'émouvoir à un degré exceptionnel !- est son unique compagnon de route !


Les rapports qui unissent ces 2 hommes sont incroyablement EmouVanTs et CrueLs, l'un étant -se sentant- enchaîné à l'autre .. l'un vivant par l'autre, l'un vivant pour l'autre!!!
Un peu comme Don Quichotte et Sancho Pança ! Joies, folie, illusions, désillusions, voyages à 2, égoïsme, père et fils, maître et serviteur .....


Rien ne semble devoir perturber cette routine parsemée de voyages et de haltes dans des hôtels minables où ils n'ont ni le temps de faire connaissance, ni celui de s'attacher aux personnes qu'ils rencontrent.

Mais un jour, juste avant l'émission, Bernard apprend que la direction de la station va supprimer "La langue au chat". Par peur du choc de la vérité, il n'en parle pas à Mortez et fait même tout pour intercepter tous les messages qui pourraient lui apprendre la terrible nouvelle.
C'est alors que Gérard Jugnot nous prouve son talent de véritable comédien, en jouant le précautionneux parfait et plein de bons sentiments sincères envers un Jean Rochefort qui est tout-à-fait l'opposé ! Il va même jusqu'à arranger le coup en simulant un enregistrement public dans un hospice de vieillards...


Mortez, simplement par pêché d'orgueil, est-il dupe ou n'est-il réellement pas au courant ???


.... à ceux d'entre vous qui n'ont pas encore vu TandeM , film rempli de critiques face aux pseudo-stars et à la nature humaine en général, mais aussi d'Humanité et d'apologie à l'Amitié, de trouver le moyen de vous le procurer et de le regarder au moins une fois !
(je suis même certaine qu'une seule fois vous donnera envie de le regarder à nouveau ...)
Le Tandem Rochefort-Jugnot est ParFaiT et BouLeVerSanT, et le ScéNariO coule tout simplement !


Patrice Leconte réussit donc avec TandeM un film SomBre et MéLanColiQue ! Une MerVeiLLe d'EmoTioN ! Un film ParFaiT ...
# Posté le lundi 11 juillet 2005 17:24

CharLie eT La ChoCoLaTeRie

CharLie eT La ChoCoLaTeRie
Fé-É-Ri-Que !!!
Tout simplement Féérique ....


Par les yeux de Charlie, Tim Burton nous entraîne dans un MonDe MaGiQue, rempli de RêVeS, de CouLeuRs et de SymBoLes dans lequel chacun, quelqu'il soit, se retrouvera obligatoirement à un moment ou à un autre.
Merveilleux !


Les décors sont SompTueuX, les inventions sont InGéNieuSes, le souci des détails est IrréProChabLe, les dialogues sont EnFanTinS mais RéFlécHis, les références sont choisies à la PerFecTion, la musique est une oDe aux contes et à leurs morales.
C'est un monde dans lequel nous plongeons avec toute l'InnoCenCe et la GourManDiSe (visuelle) de nos cœurs d'enfants.


L'histoire est SanS FaiLLe. Le spectateur vibre avec Charlie et sa drôle de famille totalement anachronique quand il ouvre sa propre plaque de chocolat, il se demande avidement qui seront les 4 autres gagnants, il trépigne de savoir enfin à quoi ressemblera cette Chocolaterie, et bien sûr, ce mystérieux et légendaire Willy Wonka enfermé dans son usine depuis tant d'années, il retient son souffle quand les immenses portes font enfin s'ouvrir ...


Le duo Burton - Depp (excellemment surnaturel) fonctionne à la perfection ! C'est sans aucun effort que nous les suivons dans les délires, les souvenirs rejetés, la conscience, les goûts et les dégoûts, les maladresses face à l'Autre et les blessures de ce chocolatier isolé du reste du monde depuis trop longtemps ... et que nous le comprenons aussi !

Tour à tour, nous nous émouvons devant Charlie Bucket (un énorme bravo à Freddie Highmore pour sa prestation, d'ailleurs !), pour lequel nous prenons immédiatement partie, comme des enfants devant l'évidente mais implicite morale d'un conte, nous sommes réticents à l'approche de la petite Violet beaucoup trop sûre d'elle et arogante, nous répugnons à regarder Augustus vivre uniquement pour se goinfrer, nous nous crispons dès que la petite Veruca se met à ouvrir la bouche pour exiger l'impossible de son trop richissime daddy, et nous haïssons le marmonnement de Mike qui sait tout et mieux que tout le monde.

La fin est bien entendu à la hauteur de tout le reste du film ! SuBliMe, GranDioSe et SurPreNanTe bien que prévisible.


Charlie et la Cholaterie est réellement un film de toute Beauté (dans tous les sens du terme), DéLicaT, PoiGnanT, PoéTiQue, RaFraîChiSsanT, RythMé, DrôLe et IngéNieuX.
Du Très Très Grand Tim Burton, et je défie quiconque de n'éprouver aucun EnChanTeMenT pour ce film !
Perso, je vais me débrouiller pour aller le revoir très vite et me laisser flotter au gré de la rivière à chocolat dans la pirogue en sucre que font voguer les Oompa Loompa .....
# Posté le lundi 18 juillet 2005 17:06

Les Nerfs A Vifs

Les Nerfs A Vifs
Je ne sais pas comment aborder ce film qui me laisse en fait dubitative sur son résultat ...
On retrouve bien toutes les marques de Scorsese, bien que ce soit son 1er thriller je crois, et le spectateur a les nerfs à vifs à plusieurs moments du film qui monte en intensité !



Alors quel serait le pour et le contre de ce film !?

Bon, je ne peux déjà pas comparer par rapport à l'adaptation de 1962 ... je ne l'ai pas vue ! (il faudrait que j'y remédie, tiens, histoire de !!)
Le roman alors ?! ... pas lu !!! ...
Oups, mais pourquoi je la ramène alors ?!....


Il a remporté un énorme succès, le plus gros de Scorsese jusque là d'ailleurs, lors de sa sortie en salle aux US ...
... mais je ne vois pas en quoi cela pourrait influencer mon jugement !!



Les acteurs ?! ...
Robert De Niro y est égal à lui-même, c'est-à-dire Excellent tant il semble impliqué ! L'agresseur sexuel qu'il va devenir est à la fois touchant du fait qu'il ne semble l'être que pour se venger d'une injustice judiciaire, mais aussi n'inspirant que la méfiance du fait du vice et de la perversité qui ressort de lui.
Ses coups de folies font parfois émerger une peur d'ultra-violence plus ou moins contenue.
Le duo Scorsese-De Niro fonctionne, il n'y a pas de doute là-dessus.


Juliette Lewis, pressentie aux Oscars du Meilleur second rôle féminin qu'elle n'obtiendra pas, s'impose pourtant comme l'héroïne du film puisque tout finit par tourner autour d'elle. A la fois tiraillée entre ses parents et attirée par leur bourreau, elle réussit là une superbe prestation en se montrant à la fois ambiguë et touchante.
C'est en fait un trio et non un duo qui fonctionne donc dans ce film !


Jessica Lange n'est pas en reste tant elle nous apparaît torturée ... mais aussi émouvante par sa fragilité.

Le charismatisme de Nick Nolte en bon petit avocat bourgeois et à l'image intègre mais qu'un secret semble ronger, le démarque dans cet espèce de huis clos dont on ne devine l'issue à aucun moment.


Si l'issue reste un mystère jusqu'à la fin, ce n'est donc pas non plus la mise en scène qui est à remettre en question !!
.. et c'est vrai qu'elle est plutôt impressionnante tant la tension réussit à aller crescendo. Les mouvements de caméra réussissent à faire croire au spectateur que le pire est à venir à tout moment. Que sera le pire ? Ça non plu le spectateur n'est pas en mesure de le prévoir.
Il n'y a aucun temps mort tout au long du film, et comme à son habitude, Scorsese est précis.



Le scénario alors ?!...
Une 1ère partie qu'on pourrait qualifier de captivante par la mise en place de la trame et des dialogues bien menés qui amène une violence psychologique pour la famille Bowden comme pour le spectateur !
Une 2ème toute aussi prenante mais bien plus violente physiquement, la subtilité morale laissant place à des actions beaucoup plus matérielles !
Un bon dosage en somme !!!


D'autant plus que notre bon avocat n'est pas vraiment irréprochable et qu'on se prend plus d'une fois à se méfier de lui, alors que notre repris de justice est fou de vengeance, ça d'accord, mais nous apparaît aussi de manière régulière comme une sorte de conscience.
Il n'y a pas que des bons et des méchants, mais chacun est un peu l'autre ...



La Fin peut-être ?! ...
On peut dire d'elle qu'elle est apocalyptique !!!
Et voilà en fait où mon enthousiasme s'arrête ! ... La fin, totalement démesurée et interminable, est trop ... euh ... trop trop !
En effet, même si c'est par par choix que Scorsese, à de nombreuses (trop nombreuses !!) reprises, nous montre ce qu'on peut prendre comme une fin alors que ce n'est que pour rebondir sur une autre, je trouve les dernières minutes du film trop longues et nombreuses justement !
Trop de Fins tue la Fin !!



Avec tout ça, je peux enfin tirer une conclusion tendant vers le positif ou le négatif ?!...
--> Polar psychologique qui joue avec nos nerfs tant la Peur y est retranscrite parfaitement, Les Nerfs à Vifs est donc bel et bien un film réussi et diablement intelligent ...
... et peut-être qu'en fait la fin apparaît interminable simplement parce qu'il devient nerveusement insoutenable que le film dure encore .....
# Posté le jeudi 28 juillet 2005 11:27