Il Etait Une Fois...
... 2 truands juifs, Max et Noodles, lier par un pacte d'Eternelle Amitie.
Debutant au debut du XXeme siecle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, le fillm se prolonge jusqu'a ce que leurs chemins se separent : Noodles se retrouve pour quelques annees derriere les barreaux.
On se retrouve alors en pleine periode de Prohibition, dans les annees 20. Jusqu'au jour ou la trahison les separe a nouveau ...
** MaGnIfIqUe film de Sergio Leone !
(1984 ... son dernier, soit dit en passant ...)
** une SaGa de toute BeauTe malgre la VioLenCe et le MiLieU dans lequel evoluent les personnages !
** de NoBleS SenTiMenTs derriere les chemins detourner que chacun des protagonistes prend
** un Robert De Niro si ParFaiT dans ce role qu'il semble qu'il ait ete ecrit pour lui.
Un James Wood plus In-CerNaBle que jamais, collant parfaitement au personnage qu'il incarne.
** de SuPerBeS et nombreuses PriSeS de VuE de New York, en passant par Toronto, mais aussi Rome et Venise.
Le tout sur une ExcEllEntE bande originale d' Ennio Morricone, ParTiTiOn MeLanCoLiQue qui est devenue, a raison, un des plus GraNdS ClaSsiQuEs de zik de film.
A sa sortie, Il Etait Une Fois en Amerique ne rapporta pas autant que prevu.
Il est vrai qu'il avait fait l'objet de nombreuses ProTeStaTioNs, ce qui freina sans doute les spectateurs dans leur choix :
-- le peuple Israelite critiqua violemment la maniere de depeindre la Communaute juive de New York
-- le gouvernement d'Israel parla meme d'une "terrible humiliation".
-- de nombreux mouvements Feministes, qui voyaient d'un mauvais oeil les violences commises sur les femmes, se revolterent aussi contre ce film
Mais bref, personnellement, je trouve que les presque 4 h de ce film defilent sans qu'on s'en rende compte ... les epoques se liant intelligemment les unes aux autres, les emotions s'enchainant sans repit ...
... c'est un film ExCeLleNt !
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Comm le plus enthousiaste et le plus complet a ce jour :
De Bastien - Vendredi 01 avril 2005 / 16:26
Dix ans. Il aura fallu dix longues annees a Sergio Leone pour enfin realiser le film qu'il desirait le plus, l'ascension puis la chute d'un petit malfrat a New-York entre les annees 20 et 60, une moitie de siecle pour decrire la vie de ce bandit, une moitie de siecle durant laquelle l'Amérique s'est formee d'ou le titre du film : Il etait une fois en Amerique.
Dix ans pour enfin obtenir le scenario qu'il voulait, une brique de 300 pages, qui connu pas moins de 12 versions differentes, parfois tres droles, jamais au gout de Sergio Leone. Plusieurs scenaristes s'y sont casses les dents, mais le scenario a finalement vu le jour. Leone n'avait cependant rien gagner : il restait a construire les decors, creer les costumes et surtout, trouver les acteurs pour interpreter cette magnifique histoire-fleuve. Pour la mise en scene, pas de probleme, Leone avait deja tous les plans en tete (je rappelle que le film fait 220 minutes, et ce que je dis la est authentique). Pour la musique aussi, Ennio Morricone l'ayant composee depuis des annees ; celle-ci, comme le vin, s'est bonifiee avec le temps, et est devenue probablement la plus belle musique jamais composee pour un film (ironie du sort, elle ne put etre nominee aux Oscars car le generique ne creditait pas Ennio Morricone).
Leone trouve enfin ses acteurs, a savoir Robert de Niro, James Woods, dans les seconds roles Joe Pesci et offre meme son premier role a une jeune actrice de 12 ans deja prometteuse, une certaine Jenifer Connelly. Le tournage est long, et la sante de Leone precaire : s'il ne se fait pas operer du coeur, il peut en mourir. Mais qui dit operation dit annulation du film, et ca Leone le refuse.
1984 : le film sort dans le monde entier, et souffre partout : l'Europe lui reserve un accueil mitiger (peut-etre trop long pour les simples spectateurs?), l'Amerique mutile le montage et fait donc perdre au film tout son sens. Les Oscars, une fois de plus, ignorent Sergio Leone, alors qu'il en est quand meme a son troisieme chef-d'oeuvre incontestable. Par les critiques et les cinephiles, le film est un sommet incontestable du Septieme Art, pour ne pas dire LE sommet depuis Citizen Kane. Mais dans le cinema, l'aspect artistique prime rarement... Leone meurt, avant d'avoir pu concretiser son projet suivant, Les 900 jours de Leningrad, toujours avec De Niro.
Le film ne donne pas de lecons de cinema, il est une lecon de cinema. Rien n'est laisser au hasard dans ce film : mise en scene, interpretations, photographie, decors, costumes, musique, meme la meteo s'est alliee a Leone en lui offrant tantot les soleils radieux tantot les legeres pluies dont il avait besoin. Aussi complet qu'un livre d'histoire, plus intense qu'un documentaire, plus puissant qu'un film, Il etait une fois en Amerique est une oeuvre foisonnante, dechirante, lyrique, dans lequel Leone explore toutes les facettes de l'etre humain.
Du cinema a l'etat pur, et un cineaste en etat de grace comme aucun autre ne le sera plus jamais...
Note : *****
... 2 truands juifs, Max et Noodles, lier par un pacte d'Eternelle Amitie.
Debutant au debut du XXeme siecle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, le fillm se prolonge jusqu'a ce que leurs chemins se separent : Noodles se retrouve pour quelques annees derriere les barreaux.
On se retrouve alors en pleine periode de Prohibition, dans les annees 20. Jusqu'au jour ou la trahison les separe a nouveau ...
** MaGnIfIqUe film de Sergio Leone !
(1984 ... son dernier, soit dit en passant ...)
** une SaGa de toute BeauTe malgre la VioLenCe et le MiLieU dans lequel evoluent les personnages !
** de NoBleS SenTiMenTs derriere les chemins detourner que chacun des protagonistes prend
** un Robert De Niro si ParFaiT dans ce role qu'il semble qu'il ait ete ecrit pour lui.
Un James Wood plus In-CerNaBle que jamais, collant parfaitement au personnage qu'il incarne.
** de SuPerBeS et nombreuses PriSeS de VuE de New York, en passant par Toronto, mais aussi Rome et Venise.
Le tout sur une ExcEllEntE bande originale d' Ennio Morricone, ParTiTiOn MeLanCoLiQue qui est devenue, a raison, un des plus GraNdS ClaSsiQuEs de zik de film.
A sa sortie, Il Etait Une Fois en Amerique ne rapporta pas autant que prevu.
Il est vrai qu'il avait fait l'objet de nombreuses ProTeStaTioNs, ce qui freina sans doute les spectateurs dans leur choix :
-- le peuple Israelite critiqua violemment la maniere de depeindre la Communaute juive de New York
-- le gouvernement d'Israel parla meme d'une "terrible humiliation".
-- de nombreux mouvements Feministes, qui voyaient d'un mauvais oeil les violences commises sur les femmes, se revolterent aussi contre ce film
Mais bref, personnellement, je trouve que les presque 4 h de ce film defilent sans qu'on s'en rende compte ... les epoques se liant intelligemment les unes aux autres, les emotions s'enchainant sans repit ...
... c'est un film ExCeLleNt !
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Comm le plus enthousiaste et le plus complet a ce jour :
De Bastien - Vendredi 01 avril 2005 / 16:26
Dix ans. Il aura fallu dix longues annees a Sergio Leone pour enfin realiser le film qu'il desirait le plus, l'ascension puis la chute d'un petit malfrat a New-York entre les annees 20 et 60, une moitie de siecle pour decrire la vie de ce bandit, une moitie de siecle durant laquelle l'Amérique s'est formee d'ou le titre du film : Il etait une fois en Amerique.
Dix ans pour enfin obtenir le scenario qu'il voulait, une brique de 300 pages, qui connu pas moins de 12 versions differentes, parfois tres droles, jamais au gout de Sergio Leone. Plusieurs scenaristes s'y sont casses les dents, mais le scenario a finalement vu le jour. Leone n'avait cependant rien gagner : il restait a construire les decors, creer les costumes et surtout, trouver les acteurs pour interpreter cette magnifique histoire-fleuve. Pour la mise en scene, pas de probleme, Leone avait deja tous les plans en tete (je rappelle que le film fait 220 minutes, et ce que je dis la est authentique). Pour la musique aussi, Ennio Morricone l'ayant composee depuis des annees ; celle-ci, comme le vin, s'est bonifiee avec le temps, et est devenue probablement la plus belle musique jamais composee pour un film (ironie du sort, elle ne put etre nominee aux Oscars car le generique ne creditait pas Ennio Morricone).
Leone trouve enfin ses acteurs, a savoir Robert de Niro, James Woods, dans les seconds roles Joe Pesci et offre meme son premier role a une jeune actrice de 12 ans deja prometteuse, une certaine Jenifer Connelly. Le tournage est long, et la sante de Leone precaire : s'il ne se fait pas operer du coeur, il peut en mourir. Mais qui dit operation dit annulation du film, et ca Leone le refuse.
1984 : le film sort dans le monde entier, et souffre partout : l'Europe lui reserve un accueil mitiger (peut-etre trop long pour les simples spectateurs?), l'Amerique mutile le montage et fait donc perdre au film tout son sens. Les Oscars, une fois de plus, ignorent Sergio Leone, alors qu'il en est quand meme a son troisieme chef-d'oeuvre incontestable. Par les critiques et les cinephiles, le film est un sommet incontestable du Septieme Art, pour ne pas dire LE sommet depuis Citizen Kane. Mais dans le cinema, l'aspect artistique prime rarement... Leone meurt, avant d'avoir pu concretiser son projet suivant, Les 900 jours de Leningrad, toujours avec De Niro.
Le film ne donne pas de lecons de cinema, il est une lecon de cinema. Rien n'est laisser au hasard dans ce film : mise en scene, interpretations, photographie, decors, costumes, musique, meme la meteo s'est alliee a Leone en lui offrant tantot les soleils radieux tantot les legeres pluies dont il avait besoin. Aussi complet qu'un livre d'histoire, plus intense qu'un documentaire, plus puissant qu'un film, Il etait une fois en Amerique est une oeuvre foisonnante, dechirante, lyrique, dans lequel Leone explore toutes les facettes de l'etre humain.
Du cinema a l'etat pur, et un cineaste en etat de grace comme aucun autre ne le sera plus jamais...
Note : *****